Jugement, non jugement

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J’entends souvent le mot « non jugement »(peut être vous aussi). Qu’il est important d’être dans le non jugement ; important de ne jugement, non jugementpas juger l’autre, « arrêtes de juger, personne n’est parfait » ! Nous avons tous jugé et sommes tous à juger : ce qui est bon, ce qui ne l’est pas ! Ceux qui font telle chose de telle manière, « c’est pas bien, c’est pas comme ça qu’il faut faire… moi je ferais plutôt comme cela !… ».

Je fais partie de ceux et celles qui n’aiment pas juger.. pour autant qui jugent quand même ! Et en discutant avec une amie, j’ai vu le mot « jugement » d’une manière différente. Je vais vous raconter cette belle expérience. En parallèle j’ai voulu voir ce que disait le dictionnaire sur ce mot. Il y a d’autres explications, pour autant celle-ci me plaît, et corrobore ce que j’ai vécu et la manière dont je l’ai vécue :

«  Activité de l’esprit permettant de juger, d’apprécier les êtres, les choses, les situations de la vie pratique et de déterminer sa conduite : Une éducation qui vise à former le jugement »

Juger permet de savoir ce qui est bon pour soi et ce qui ne l’est pas, au travers d’une situation qui éveille justement ce « fameux »jugement. Voici la situation que j’ai vécue :

« Je me suis trouvée à être invitée chez un ami (Je l’appellerai X).Nous étions une quinzaine. Je le voyais discuter, convaincre de ce qui était bon et de ce qui ne l’était pas ! Il faut faire comme ceci, il faut voir les choses comme cela… Il avait endossé le rôle de « je sais mieux que vous ». Je le regardais faire, c’était amusant, car tout en ayant ce rôle de « je sais mieux que vous », en parallèle il avait un côté qu’il voulait humble. Je sentais quelque chose qui me gênait sans arriver à mettre le doigt sur quoi !.

En discutant le lendemain avec une amie (je l’appellerai A), je lui parle de cette scène et en même temps je m’entends parler et je me vois « juger » « X ». Je dis à « A », que « X » est dans le pouvoir, il dit qu’il ne le veut pas et il joue le rôle de chef. Lui qui dit qu’il est important de faire attention à comment on dit les choses, sans vouloir convaincre, il prend ce rôle du chef ». En parlant à « A », je prends conscience de ce « fameux jugement » sur mon ami. Puis, c’est comme si je m’extrayais de mon dialogue et je vois au-delà du jugement que j’ai porté ; je regarde en face ce qui m’a gêné dans cette situation et qui me renvoie à ce que je peux vivre : le pouvoir que je peux avoir sur l’autre ou les autres. Voir que je peux également jouer ce rôle dans ma vie de « je sais mieux », et cela réveille en moi ce « je ne veux plus de cela ».

J’ai vu, par le biais de cette situation qui a réveillé un jugement, ce que je désire pour moi ; ce que la situation me révèle sur moi et ce qui n’est plus acceptable dans ma vie. Si j’étais restée sur « il joue le rôle de chef, c’est n’importe quoi, il est dans le pouvoir…. » j’aurais été dans le jugement, je vais dire « négatif » ; car dans ce cas, je n’apprends rien de la situation, je n’apprends rien sur moi. Cependant, je me suis vue le juger et j’ai vu ce qui me gênait et que je ne voulais pas (plus) dans ma vie ; pour moi c’est un « jugement positif » car cela induit, une conduite à tenir.

Personne ne sait mieux que soi. Personne ne peut dire ce qui est bon pour soi. Nous pouvons parler de nos expériences, dire ce que cela nous apporte ou nous a apporté, ce que cela nous faire vivre ; nous pouvons échanger, sans pour autant diriger et croire que nous avons la science infuse.

Pour moi, aujourd’hui, je vois le jugement comme un outil qui permet de mieux se connaître ; de voir ce qui me gêne en l’autre et que je peux avoir en moi… et là le jugement a une belle connotation, de transformation intérieure par l’extérieur 🙂

Voir le regard que l’on porte sur un événement, sur une personne …
Si l’on en passe par le jugement, voir au-delà de ce jugement porté ; s’en extraire…
Il est un bien nécessaire si l’on en arrive à déterminer ensuite sa propre conduite à tenir…

A Expérimenter si le cœur vous en dit !

« L’insupportable est de reconnaître chez l’autre, ce que je cherche à nier chez moi »  – Jacques Salomé


 

 

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