Vivre une séparation

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Deux êtres qui se séparent.

Dans tout couple, il y a des joies, des peines, des moments ouahouuu, des moments down.. la vie quoi !! on fait des choses ensemble, on vit ensemble ; on fait ce que l’on peut, du mieux que l’on peut. Il y a des scènes de ménage, il y a des doutes, il y a des revirements de situations et c’est normal ! Nous évoluons parfois différemment

Ce qui est sûr c’est que l’on aime cette personne et que l’on a envie de faire tout ce que nous pouvons pour y arriver.. Et voilà, où le bàs blesse : on fait TOUT CE QUE L’ON PEUT POUR Y ARRIVER… Cela veut dire, que l’on peut s’oublier dans ce « TOUT CE QUE JE PEUX POUR Y ARRIVER ».. Il est possible d’occulter sesbesoins, ses envies… On sait, on sent que quelque chose ne va pas, pour autant, on reste car on ai envie d’y croire. Cette personne est celle que l’on aime… oui, mais !! la personne en question n’a pas forcément les mêmes besoins, les mêmes envies, et peut être pas au même moment. Cette personne-là (comme chacun d’entre nous) a des blessures qu’elle ne veut, qu’elle ne peut aller voir car c’est trop souffrant. (Et c’est valable pour les deux personnes. Chacun a des blessures). Et parfois, cette personne préfère laisser partir la chair de sa chair car c’est moins souffrant que d’aller se regarder de l’intérieur, se remettre en question.

Se remettre en question c’est aller revisiter ses croyances (je ne parle pas de religion). Je parle de comment je suis à l’intérieur, qu’est ce que je crois de moi, de mon couple, de la vie, de mon éducation etc…. Et revisiter ses croyances c’est aller revisiter son enfance. Et comme vous le savez, aucune enfance n’a été toute rose ! Même si on a eu les parents les plus adorables du monde, il y a automatiquement des blessures et ces blessures, la vie nous les remet en face, jusqu’à temps que nous allions les regarder en face.. les voir pour mieux les accueillir et se dire.. « ben non, en fin de compte ça j’en n’ai plus envie ». Ou bien, « oui, ça ok, je garde car c’est bon pour moi », « c’est bon pour mon couple » etc

Si on ne fait pas ce chemin pour aller vers SOI, les blessures de notre enfance (petites ou grandes) s’amplifient avec le temps. Chacun peut faire ce pas vers Soi : Si on ne va pas les voir et si on n’utilise pas notre expérience pour voir ce qui « ne va pas dans sa vie » de ce qui nous convient, à soi et dans le couple et ce qui n’est pas bon pour le couple, automatiquement la vie me resservira les mêmes situations. Pas forcément avec les mêmes personnes, mais les mêmes situations. Qu’est ce que vous faites dans votre couple ? Quelle est la couleur que vous amenez ? Est ce l’autre qui vous porte ? Est ce que vous vous laissez porter ? et pleins d’autres questions, selon le vécu de chacun. Est-ce que vous dîtez oui pour faire plaisir ? Est ce que vous dîtes oui car vous ne savez pas dire non ? avez vous peur de dire non ?…

Une remise en question est toujours salutaire, car il y a une part en soi qui dit STOP… Sauf que l’autre, parfois (souvent ?) ne veut pas voir cette remise en question et il est plus facile pour elle (cette personne qui ne veut ou ne peut se remettre en question) de dire que c’est de la faute de l’autre… C’est sûr que c’est plus facile ! Mais ce n’est pas prendre ses responsabilités de vie. Ses responsabilités prises ensemble, ses propres responsabilités de se choisir ensemble. Ses responsabilités sur ce qu’il / elle a fait, dans les situations du quotidien ?

Est ce que CHACUN PREND les responsabilités qu’induisent leurs actes ?

C’est tellement plus facile de laisser l’autre prendre la décision de partir.. car l’autre est le vilain petit canard… FACILE OUI !! Même si c’est souffrant, pour certaines personnes c’est plus facile de se laisser quitter plutôt que de quitter… Elles ont peur de l’abandon, mais s’abandonnent elles-mêmes, car elles ne connaissent pas autre chose (ne veulent pas / ne peuvent pas etc.. toujours liées aux blessures de l’enfance).

Il y en a souvent un ou une qui guide, qui aide, qui se remet en questions (plus que l’autre). Qui ose croire que cela va changer.. qui pose les choses, les mots… l’autre dit qu’il a compris.. et rebelotte, on rejoue la même scène avec les mêmes acteurs, dans les mêmes contextes et rien n’a changé. La question également à se poser pour ceux et celles qui portent, qui guident : « est-ce, quand vous avez cette impression de guider, imposez-vous votre manière de voir ? de faire ? Est ce que vous êtes dans le contrôle ? Est ce que vous ttendes que l’autre fasse exactement comme vous le demandez, quand vous le demandez ? »…

Il n’y a jamais 100 % des torts sur une seule personne.. non, chaque comportement induit un comportement en face.. et c’est aussi prendre ses propres responsabilités que de comprendre que chaque comportement agit inévitablement sur l’autre.

Nous avons tous les mêmes besoins

besoin d’amour, d’écoute, de respect… de temps, de faire partie d’un groupe… etc

mais pas forcément au même moment.
C’est la manière de satisfaire nos besoins qui diffère…

Est ce que cela signifie qu’il y en a toujours un qui croit et pas l’autre ? Je ne sais pas ! Ce que je crois, c’est que rien n’arrive pas hasard ! Et que la patience a beaucoup de vertus ; pour autant, quand l’autre ne veut pas aller sur ce même chemin, vers soi, et avec Soi, il est temps de prendre une décision pour soi ! De changer quelque chose ! De décider de ce qui est bon pour soi et de faire abstraction de l’autre. Car si on pense toujours à « l’autre » on n’avance plus.. puisque lui-même ne veut pas avancer avec… Il avance bien sûr, pas dans les mêmes pas… Il reste dans ce qui le rassure, dans ce qui le porte. Il vit au jour le jour, sans se projeter à deux dans l’avenir. Où quand il le fait, cela lui fait peur, car il ne connaît pas l’avenir (et nous savons tous que nous avons peur de l’inconnu). Il a ses blessures qui l’empêchent d’aller voir cet avenir et de croire en lui, en eux. Avenir auquel il aspire tant à deux. Et pourtant, il laisse ses blessures le guider, il a ses blessures qui l’empêchent d’aller de l’avant. Ce sont elles qui ont raison, car il est toujours en vie, il a toujours réussit à faire face à la vie, il a toujours fonctionné comme cela. Ses blessures l’empêchent de croire en l’autre, car l’autre ne peut rester, l’autre c’est sûr qu’il va l’abandonner.. puisque c’est toujours ça qu’il a vécu, pourquoi cela changerait-il ? Il n’est pas forcément heureux dans ce contexte, mais il le connaît bien.

Nous avons tous les mêmes besoins, mais pas au même moment. C’est la manière de satisfaire nos besoins qui diffère… Deux personnes peuvent avoir le même besoin : par exemple besoin de prendre du temps pour soi : Pour un ça va être en prenant un bain et l’autre en allant se promener… pas toujours facile d’être coordonnés.

Ce que j’ai envie de dire également, c’est que quand il y a séparation, il y a les démons du passé qui peuvent ressurgir…. et dire « je me souviens, il/elle a fait ça et puis quand j’ai fait ça, il m’a rejeté. Quand j’ai dit ça, elle s’est moquée de moi? etc ». Et on se laisse embourber dans le jeu du mental, de l’ego qui se croit supérieur à l’autre et que, inévitablement, c’est de sa faute ce qui arrive… Chacun va trouver des raisons d’accuser l’autre et souvent de bonnes raisons.. Alors, quoi faire ? DIRE STOP !

Prendre quelques instants pour soi et observer quand vous êtes dans vos pensées. Que ce ne sont que des pensées. Même si ce que vos pensées disent s’est réellement passé, ce n’est plus LA REALITE, là, maintenant. Et laisser aller vos pensées ! Vous connecter à votre cœur, laisser aller la douleur et envoyer de l’Amour à soi et pour l’autre (si cela est possible)… Bien sûr que c’est difficile quand il y a souffrance.

L’amour est la clé, la clé de la guérison… Si vous choisissez la guerre, vous aurez la guerre. Vous n’obtiendrez jamais la paix en faisant la guerre. Mettez de L’AMOUR dans votre quotidien, l’autre agira comme il le pourra, mais Vous, dans le cœur, dans l’amour pour vous-même, il y aura automatiquement des retentissements de cet AMOUR envoyé à l’autre.  L’AMOUR engendre l’AMOUR, qui engendre la PAIX.

Ce qui est sûr, c’est que le temps panse toutes les blessures, même celles que l’on croit inguérissables…

Je finirai sur cette phrase du Dalaï Lama :
« si vous ne pouvez aider quelqu’un, puissiez vous tout simplement ne pas lui nuire… »

A méditer 🙂 ❤

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