Sois vivant-e

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Parfois nous sommes dans l’incapacité d’accepter une situation, un mot, une personne… Nous sommes dans une phase de non acceptation de ce qui est, de rejet de ce qui se vit.

J’entends souvent et je l’ai dit aussi ? qu’il faut accepter telle situation parce que ça ne change rien au résultat. Certes!

Aujourd’hui je mettrai un bémol, car si je ne peux accepter quelque chose, me dire que je dois l’accepter ne changera en rien la douleur que je peux ressentir… ET, pour moi, aujourd’hui, ce serait plutôt  »accepter qu’on ne peut accepter » car cela fait parti d’un processus ?

Cela permet d’être bienveillant-te avec soi, comme on accompagne un enfant qui a mal, on s’accompagne soi-même avec douceur sur ce chemin de non acceptation, qui amènera à un moment donné (plus ou moins long selon la douleur) à une acceptation de ce qui est ?

Et quand on dit  »je sais, je sais mais je n’y arrive pas. Je veux mais je ne peux pas ».

Serait-il possible de voir, que c’est mental et bien que  »je sache » intellectuellement, la souffrance est présente. Pourquoi? Parce que c’est L’ego, des blessures, un masque, un personnage qui empêche d’aller visiter cette souffrance, pour éviter de souffrir encore plus et de se voir ramener à une souffrance de l’enfance. La souffrance (enregistrée dans le corps) ramène à un passé lointain, parfois inconscient. Et, comme personne n’aime souffrir, nous rejetons la faute sur l’autre.

Parfois nous ne comprenons pas qu’untel puisse faire telle chose, avoir tel comportement, car on ne voit pas de la même manière et on le juge.

Untel agit avec ses moyens et sa conscience du moment. Et quand il est en réaction à une situation où une personne, il est en train de connecter une émotion/ou un sentiment qui réveille une souffrance enfouie plus ou moins profondément. À ce moment là, cette souffrance parle de lui, de ses blessures, de ses conditionnements, de sa manière de voir, qui peuvent être différentes des nôtres… Et comment il le vit lui appartient.

ET comment on vit ce  »qu’untel a fait, ou dit », parle de nos propres blessures (effet miroir).

Le problème n’est pas l’autre, le problème n’est pas soi, le problème est à l’intérieur de Soi et/ou de l’autre (blessures d’enfance).

Nous cherchons souvent :
* à accepter quelque chose (je sais, il FAUT que j’accepte) ;
* à être contre quelqu’un ou quelque chose (parce qu’il ne voit pas ou ne pense pas comme nous) ;
* à rejeter la faute sur l’autre car nous croyons avoir raison. (C’est toujours de la faute de l’autre si je suis malheureuse, car il ne me comprend pas)…

Nous cherchons souvent à forcer quelque chose ou quelqu’un..

 »il faut pardonner ».
 »Il faut accepter »
 »Il faut transformer »
 »Il faut que tu fasses,
Il faut toujours quelque chose…. Du point de vue de l’ego, du mental.

Et si c’était non ? ? et si c’était,  »il n’y a rien à forcer ».

Prendre soin de soi, être à l’écoute de Soi, des émotions, des sentiments, des besoins. Aller voir, à l’intérieur, ce que me dit une situation qui ne me convient pas, une émotion qui arrive soudainement, un sentiment intense qui m’anime etc.

Cela nécessite, en premier lieu, de prendre conscience de ce qui se vit en soi. Et voir que quand je suis en réaction à ce que quelqu’un me dit, ou me fait, cela parle de moi, de blessures, émotions contenues, depuis un moment peut être, de sentiments non exprimés, car on ne nous a pas toujours appris à être à l’écoute de ce qui se vit en soi.

Dire que c’est de la faute de l’autre c’est ne pas prendre mes responsabilités dans ce que je vis.

Alors que, même si je ne sais pas ce que l’autre (par la situation vécue) réveille en moi, me dire consciemment que je me mets en réaction à cause d’une émotion qui m’appartient (et non à cause de l’autre), permettrait (peut être) de relâcher une pression parfois intense… Et sûrement de voir que l’autre n’est pas le problème ? pour guérir certains traumatismes de l’enfance.

Et comprendre qu’il y a parfois besoin de temps pour intégrer, et guérir certaines blessures du passé ❤

Et c’est là tout le chemin : s’autoriser à voir, reconnaitre, ressentir, pour laisser être, permettre à ce qui se vit de se vivre pleinement. Vivre l’expérience de ce qui se vit, en soi.

Et peut être que les blessures se transformeront parce qu’elles ont été vues, accueillies, acceptées… Et régler ainsi les arriérés, les blessures de l’enfance ❤

❤ Prenez soin de VOUS ❤

Les choses n’arrivent pas quand on a envie,
mais quand on est prêt à les recevoir »

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