Victime / Sauveur / Persécuteur

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Bonjour à vous !

Connaissez-vous le triangle de Karpman ? en avez-vous entendu parlé ? Vous savez, ces jeux de rôle que nous jouons souvent de manière inconsciente et qui limitent notre relation à autrui.

J’ai déjà posté un article sur le sujet, mais ayant eu des questions, j’ai eu envie d’affiner avec ce nouvel article.. J’espère qu’il vous apportera de nouvelles informations intéressantes pour transformer ces jeux.

Ce triangle est à la base des jeux psychologiques qui se jouent entre deux personnes (ou plus) capables de jouer alternativement les trois rôles, l’un après l’autre. La communication est perturbée lorsque les personnes adoptent ces rôles plutôt que d’exprimer leurs émotions et leurs idées. Les Identifier permettra de repartir sur des bases saines.

Voici comment se jouent les rôles. Je précise bien, ce ne sont que des rôles ; nous ne sommes ni ces rôles, ni les personnages joués. Ils se mettent en place suite à des manques (manque de confiance, d’estime de soi… peurs…croyances limitantes… des rôles que nous avons souvent joués dans notre enfance.

* la victime va toujours attirer à elle une personne qui joue le rôle de persécuteur, et également une personne qui joue le rôle de sauveur, qui viendra à son secours.

* Le sauveur va toujours être attiré par une personne qui joue le rôle de victime, pour l’aider…

* Le persécuteur va être attiré par une personne qu joue le rôle de victime, pour la dévaloriser, car il se croit supérieur…

Ce sont des rôles que nous jouons, souvent de manière inconsciente !

Comment faire pour en prendre conscience ?
Et  comment faire pour en sortir ?

Je vous propose d’affiner chaque rôle et de vous en approprier le sens, afin de voir dans quelles situations vous avez pu / ou vous pouvez encore jouer ces rôles dans votre quotidien. Pour s’en défaire, il est primordial de les identifier.

  • La personne qui joue le rôle de victime attire l’attention sur elle, s’apitoie sur son sort, voit l’injustice partout. Elle ressent de l’impuissance et a autant besoin d’aide que de critiques pour rester dans la victimisation. Elle ne connaît pas ses besoins, a peu confiance en elle et croit que « l’autre » se chargera de ses propres besoins, mieux qu’elle ne le ferait. Elle demande l’avis aux autres, pour être rassurée.
    Elle attire à elle un persécuteur, qui va la renforcer dans son rôle de victime, et un sauveur, qui va la prendre en charge. Elle ne peut prendre ses responsabilités dans ce qu’elle vit, car elle n’attirerait plus l’attention et ce serait la fin pour elle. Cela peut être aussi des situations de vie, des problèmes financiers.. elle se dit que le monde est contre elle ; que quoi qu’elle fasse, elle n’a pas de chance… Pour que le rôle de la victime puisse perdurer, elle a besoin, bien sûr d’un persécuteur mais aussi d’un sauveur, pour justifier son « rôle ».
  • La personne qui joue le rôle de sauveur a besoin de se sentir utile, reconnue, voire indispensable. C’est un rôle gratifiant pour lui.. Pour rester dans ce rôle, ila besoin de quelqu’un qui dépende de lui. Il a besoin d’être aimé, reconnu. Il veut « sauver » les autres, mêmes s’ils ne le demandent pas, c’est plus fort que lui. Cela donne un sens à sa vie. Le « sauveur » est bien souvent une ancienne victime, qui se voit en la personne. Pour que le rôle du sauveur puisse perdurer, il a besoin, bien sûr d’une victime, mais aussi d’un persécuteur pour justifier son existence. S’il n’y a plus de victime, il a l’impression de ne servir à rien.
  • La personne qui joue le rôle de persécuteur se croit supérieur à autrui ; Il a besoin de juger, de dévaloriser, de rabaisser pour se glorifier. Il a besoin de diriger, d’évaluer, de corriger le moindre « faux-pas »  que l’autre pourrait faire, de son point de vue ; Il n’a conscience que de ses propres besoins et nie ceux des autres. Il aime se mettre au devant de la scène, en persécutant l’autre. Il peut jouer de l’humour, sous couvert de ses agressions verbales.

Les rôles changent lorsqu’une situation devient intenable pour l’un des protagonistes.
Ce qui lui fait prendre un rôle différent de celui qu’il a l’habitude de jouer,
et change par là-même celui des autres.

Dans le quotidien, selon notre éducation, notre vision du monde, nos expériences de vie… nous allons passer d’un rôle à l’autre jusqu’à ce que nous nous aimions assez, que nous prenions conscience du rôle prédominant (qui peut changer selon les situations, les personnes). Prendre conscience de ce qui nous anime quand nous sommes dans un des trois rôles, pour arrêter, enfin, ce triangle infernal.

Il est important de regarder la relation que nous entretenons avec ces rôles, les personnages, les situations. Pensez aux émotions et comportements dans la vie de tous les jours, car ce sont souvent les mêmes scénarios qui reviennent inlassablement dans ce Jeu psychologique,.

Une solution simple, est d’arrêter de jouer un rôle et de reprendre votre vie en mains.. Pour que le Triangle de Karpman fonctionne il faut une Victime, un Persécuteur, et un Sauveur. Dès qu’une personne choisit d’arrêter un rôle, il n’y a plus de triangle infernal.

S’il n’y a plus de victime, il n’y a plus de sauveur, plus de persécuteur.

 » J’ai longtemps joué la victime (je me disais que je n’avais pas de chance dans la vie). Dans mon enfance j’ai souvent été persécutée.. Il est vrai que je me demandais pourquoi j’attirais toujours les mêmes situations… Puis dans certaines situations de ma vie, j’ai joué le rôle du persécuteur, pour me valoriser.. (je n’en avais pas conscience ). Et dans d’autres situations,j’ai joué le rôle du sauveur ; c’est ce rôle qui m’a fait prendre conscience des rôles que j’avais joués dans ma vie et de celui-ci qui était très présent !

Puis, il y a eu LA situation dans laquelle je me suis vue, pleinement consciente ! Je discutais avec une amie qui jouait magnifiquement bien le rôle de victime, en ne prenant aucune responsabilité dans ce qu’elle vivait (elle me renvoyait à moi-même par le passé). Et comme je jouais ce rôle de sauveur, à merveille également, elle m’a demandé de lui faire un soin, de faire à sa place, de la sauver en somme.

La situation était récurrente, et à ce moment-là, j’ai pris conscience que c’est moi qui entretenais ce rôle, que le fait de jouer « le sauveur », je la laissais dans son rôle de victime. Je voulais la sauver de ses difficultés de vie (c’était encore une croyance). Mais surtout, j’ai pris conscience avec cette situation précise qu’il était en mon pouvoir (et de mon devoir, parce que j’en avais assez de ce rôle, tout simplement) de DIRE STOP..

Et c’est ce que j’ai fait, je lui ai dit STOP. Mais comme elle préférait rester dans le rôle de victime, elle m’a dit quelque chose qui m’a sauté à la figure : que je lui reprochais qu’elle ne fasse jamais assez bien ; que j’étais comme sa mère… Et elle a voulu me faire endosser le rôle du persécuteur ! Et, là, j’ai vu nos propres jeux ! Avec le recul, c’était tellement flagrant depuis des années ! comment ai-je fait pour ne pas le voir ? En même temps, je suis persuadée que je le voyais, mais que ce rôle-là (sauveur) me convenait bien ! j’aidais, j’accompagnais, je me sentais utile…

Mais ce qu’elle m’a dit m’a fait prendre conscience que ce jeu pouvait durer éternellement… Cette fois, était la fois de trop, ça n’a pas marché ! Parce que je l’avais assez joué, je me voyais jouer « le sauveur » ; je la voyais jouer « la victime » ; je la voyais chercher « un persécuteur », puisque ce rôle de sauveur je ne le jouais plus, parce que j’avais pris conscience de la complexité des rôles, et des difficultés à assumer nos responsabilités.

Et de m’entendre lui répondre « stop, j’arrête ! je ne veux plus être ni ton sauveur , ni ton bourreau ». Prends tes responsabilités dans ce que tu vis, et je prends les miennes ». Et le soin s’est arrêté, car je ne voulais plus faire à sa place. Je lui ai dit cela avec toute la bienveillance dont j’étais capable à ce moment-là, tout en étant ferme ; afin qu’elle n’attende plus de moi que je la valorise, que je l’approuve, ou autre. Que j’étais d’accord pour l’aider, mais que j’arrêtais de faire à sa place., de jouer « ce sauveur ».

Ce triangle bien porte son nom, triangle infernal ! on ne s’en sort plus, quand on joue ces rôles !

Et c’est alors que j‘ai pris de la distance avec elle, parce qu’elle préférait rester dans ce rôle de victime ; elle est allée trouver d’autres sauveurs et d’autres bourreaux. C’était son choix. Le mien a été fait ce jour là.
Quand nous nous voyons, je ne joue plus ces rôles… et je la renvoie à ses responsabilités quand elle veut me faire endosser un rôle.

Depuis j’ai pris conscience que ces rôles m’avaient bien empêchée de prendre mes responsabilités dans ce que je vivais, et de reprendre mon pouvoir! « 

Voici des propositions, des questionnements afin de voir les modes de fonctionnement de ces rôles :

Vous avez tendance à vous plaindre ? Il serait bien que vous preniez conscience des situations que vous attirez à vous. De voir quand vous vous posez en victime. De voir quand vous souhaitez être sauvé-ée ou que les autres vous prennent en charge ou vous plaignent. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas demandez d’aide, cela signifie que vous faites avec l’autre, et non pas laisser l’autre faire à votre place. Cela signifie que vous êtes acteur / actrice de votre vie, responsable de ce que vous vivez et de ce que vous attirez.

Vous avez tendance à vouloir sauver les autres ? Est ce que l’autre demande votre aide ? Si non, voyez ce qui vous anime à vouloir aider l’autre. Si oui, aider n’est pas sauver. Si vous avez envie d’intervenir, est ce que la personne se prend en charge ? est ce que l’effort est partagé ? Faites vous seul-e ? Avez-vous mis une limite à votre aide ? Est ce que cela vous demande beaucoup d’énergie ?

Vous avez tendance à dévaloriser l’autre ? Voyez l’émotion qui vous anime quand vous rabaissez l’autre, ou que vous vous mettez en colère contre elle. Voyez quelle insatisfaction l’autre voue renvoie ? Communiquez sur vos émotions, vos sentiments, sur ce que vous vivez et non sur ce que l’autre fait. L’autre n’est pas le problème. Voyez quand vous cherchez à contrôler une personne, un résultat, une situation…

Pour sortir de ces rôles, il est important d’en être conscient-e

  1. Se voir, s’écouter parler, écouter l’autre, dans tout ce qui est dit, joué, transmis.
  2. Être honnête avec Soi et autrui
  3. Dire ce que vous pensez, ce que vous vivez, sans vous mentir dans les situations difficiles
  4. Vous respecter et respecter autrui. Nous avons des croyances différentes, des besoins différents…
  5. Prendre et assumer vos responsabilités dans ce que vous vivez.
  6. Dites STOP dès que vous voyez jouer un de ces 3 rôles.

Voilà, j’espère que cela est plus clair pour vous ; que vous avez pris conscience des rôles prédominants qui se jouent dans votre vie. Vous avez les clés pour en sortir, si vous le souhaitez. Ne vous jugez pas quand un rôle revient ; le tout est d’en être conscient-e, et de choisir d’arrêter de le jouer ; au fur et à mesure ces rôles vont vous quitter.

Belle pratique 🙂

Sylviane

Pour voir le précédent article, abordé différemment, c’est ici 🙂
Triangle de Karpman | Naître de ses Sens (naitredesessens.com)

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