La profession de Masseur kinésithérapeute est une profession protégée par la Loi. Quiconque, sans être titulaire du diplôme d’Etat de masseur kinésithérapeute ou d’un titre admis en équivalence, pratique les actes de masso-kinésithérapie se trouve en situation d’exercice illégal. La définition du massage et de la gymnastique médicale est précisée par un décret en Conseil d’Etat, après avis de l’Académie nationale de médecine». Cette définition du massage et de la gymnastique médicale est donnée dans le décret du 08 Octobre 1996 qui précise :

Art. 3. – On entend par massage toute manœuvre externe réalisée sur les tissus, dans un but thérapeutique ou non, de façon manuelle ou par l’intermédiaire d’appareils autres que les appareils d’électrothérapie, avec ou sans l’aide de produits, qui comporte une mobilisation ou une stimulation méthodique, mécanique ou réflexe de ces tissus Dans sa nouvelle rédaction, l’article précédent est remplacé par les Art. L 4321-1 et L 4321-2
Le Code de la Santé Publique énonce : Art. L. 4321-1. – La profession de masseur-kinésithérapeute consiste à pratiquer habituellement le massage et la gymnastique médicale.

La définition du massage et de la gymnastique médicale est précisée par un décret en Conseil d’Etat, après avis de l’Académie nationale de médecine. Lorsqu’ils agissent dans un but thérapeutique, les masseurs-kinésithérapeutes ne peuvent pratiquer leur art que sur ordonnance médicale.

Art. L. 4321-2. – Peuvent exercer la profession de masseur-kinésithérapeute les personnes titulaires d’un diplôme, certificat ou titre mentionné aux articles L. 4321-3 et L. 4321-4 ou titulaires des autorisations mentionnées aux articles L. 4321-5 àL. 4321-7 et inscrites au tableau de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

Commentaires : Tout repose sur la notion de « massage ». Le massage défini ci-dessus par le conseil d’état comprend l’ensemble des manœuvres externes (même non thérapeutiques) comportant une mobilisation ou une stimulation méthodique. Ceci exclut le toucher de détente et toutes techniques de digitopression (réflexothérapie de confort, shiatsu, massage chinois appelé An Mo, …). Cependant, utiliser les techniques de bien-être n’est pas un acte anodin car le praticien agit sur la peau et sur la sphère émotionnelle d’un individu. Cela requiert la connaissance de l’être humain, tant physiologique que psychologique, et l’adhésion à la Charte de Qualité.

Pour exemple, le tribunal de grande instance de Grenoble s’est prononcé le 18 Mars 2002, en relevant que le shiatsu (bien qu’étant une technique de pression sur les tissus) est une technique de détente et de bien-être, et que cette méthode ne répond pas à la définition du massage au sens de l’article 3 du décrèt du 8 Octobre 1996, lequel comporte une mobilisation ou une stimulation méthodique.